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moins aussi importante, des seuils nécessaires pour inciter les ménages aux plus bas revenus à entreprendre les travaux. Concrètement, quels sont les changements par rapport à l’ancien régime ? La réforme touche le nombre et le type de primes afin d’amé- liorer la lisibilité de l’intervention wallonne. Le montant des aides est maintenant modulé en fonction des revenus avec un plafond à ne pas dépasser pour bénéficier des primes. Il est en effet indiscutable que ceux qui en ont le plus besoin soient soutenus de manière plus importante. Dans cette même logique, nous avons également souhaité tenir compte de la composition des ménages pour soutenir les familles. Pourriez-vous nous exposer les investissements soutenus dans le cadre de ces nouvelles mesures ? De manière synthétique, nous avons maintenant 2 grandes catégories d’aides. Sont éligibles à la prime Energie, les investissements pour les logements d’au minimum 20 ans, ayant pour objet : 1° La réalisation d’un audit énergétique ; 2° L’isolation thermique du toit ; 3° L’isolation thermique des murs ; 4° L’isolation thermique du sol ; 5° L’installation d’un des systèmes de chauffage et/ ou d’eau chaude sanitaire performants suivants : chaudière au gaz naturel à condensation, pompe à chaleur pour l’eau chaude sanitaire, pompe à cha- leur chauffage ou combinée, chaudière biomasse, chauffe-eau solaire. Sont éligibles à la prime Rénovation, les investissements aux logements datant d’au minimum 20 ans, ayant pour objet : 1° Les travaux de toiture ; 2° L’assèchement, la stabilité et la salubrité des murs et du sol ; 3° L’appropriation de l’installation électrique ; 4° Le remplacement des menuiseries extérieures. Comment sont calculées ces nouvelles primes ? La prime se décline soit en forfait, soit en euro/m 2 ou en euro/m courant. Le montant à percevoir est calculé en croi- sant : les montants de base éligibles, la catégorie de revenus, en énergie, le nombre de travaux réalisés, le plafond à 70 % des factures pour chacun des travaux. Quatre catégories de revenus sont déterminées et à cha- cune correspond un coefficient multiplicateur. Les plafonds de revenus sont en outre majorés de 5.000 euros par enfant à charge, 93.000 euros étant un plafond absolu. Les primes sont octroyées pour des travaux réalisés par un entrepreneur inscrit à la Banque Carrefour des Entreprises. Seule l’isolation thermique du toit ouvre le droit à la prime si elle est réalisée par le demandeur et pas par un entrepreneur. Le montant de base est, dans ce cas, diminué de 60 %. De multiples cas de figures sont donc envisageables ? Si la réglementation peut paraître complexe à sa première lecture, chacun pourra toutefois s’y retrouver facilement eu égard à son choix d’investissement et sa situation. Rien ne vaut quelques exemples concrets pour illustrer ces propos… – Un couple de jeunes instituteurs avec deux enfants à charge ayant un revenu imposable globalement de 47.000 € , décide d’installer une chaudière bio- masse. Il percevra pour cela une prime de 1.200 € de la région wallonne. Revenu de référence : 47.000 – (2 x 5.000) = 37.000 € (soit catégorie C3) Prime : Montant de base : 800 € x 1.5 = 1.200 € . – Une personne vivant seule avec un enfant à charge ayant un revenu imposable de 25.000 € souhaite refaire et isoler son toit. Celui-ci développe 65 m². Pour ses travaux d’isolation, celui-ci percevra 975 € de prime. Pour la réfection du toit, il percevra 1.560 € Revenu de référence : 25.000 € – 5.000 € = 20.000 € (soit catégorie C1) Prime isolation : Montant de base : 5 € /m² x 65 m² = 325 € * majoration (x3) = 975 € . Prime réfection : Montant de base : 8 € /m² x 65 m² = 520 € * majoration (x3) = 1.560 € Total théorique max des primes = 2.535 € – Un couple de pensionnés ayant un revenu imposable de 28.000 € décide de faire un audit énergétique et, en suite de cela, d’isoler, par l’extérieur, ses murs d’une superficie de 100 m² et d’installer une chau- dière au gaz à condensation. Revenu de référence : 28.000 € (soit catégorie C2) Prime : Montants de base cumulés : 200 € (audit) + 200 € (chaudière) + 1.200 € (murs) = 1.600 € Majoration pour revenus (coefficient de 2, soit 100% de surprime) : +1.600 € Majoration pour bouquet de travaux énergie : 1600 + 320 € (soit 1.600 * 1,2) Total de la prime pour les trois travaux : 3.520 € . D’un point de vue des démarches à accomplir par le citoyen et du traitement du dossier par l’administration, quelles sont les nouveautés ? Le demandeur doit dorénavant envoyer à l’administration un avertissement préalable à la réalisation de l’investissement. Il est valable 2 ans. En ce qui concerne la prime rénovation, cet avertissement préalable initie également la demande de passage de l’estimateur, indispensable avant de débuter les travaux. La demande de prime doit être envoyée dans les 4 mois suivant la date de la facture finale des travaux/du dernier ouvrage réalisé. L’administration adresse au deman- deur un accusé de réception de son avertissement préalable et de sa demande de prime dans les 15 jours. A dater de la réception d’un dossier complet, l’administration le notifie au demandeur. Elle dispose alors d’un délai de trois mois pour notifier sa décision d’octroi ou de refus de la prime. Une conclusion ? Plutôt un souhait : que le citoyen wallon puisse s’approprier ce nouveau système de primes afin de mener les investisse- ments les plus appropriés pour son logement.

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